Serez

Maire : Jean-Michel CAILLEUX
145 habitants

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Le saviez-vous ?

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ceris au XIIIe siècle, Ceres en 1456. Cérès était, dans la mythologie romaine, la déesse de l’agriculture, la moisson et la fertilité.

C’est à Saint-Rémi qu’est dédiée l’église paroissiale de Serez, dont le patronage appartenait au Moyen-Âge aux puissants seigneurs d’Ivry. L’édifice, de plan rectangulaire allongé, aurait été construit à partir du XIIe siècle. Une tour-clocher, de plan barlong, a été érigée postérieurement. L’accès à l’intérieur se fait sous le clocher, par une porte d’entrée du XIIIe siècle sous arc brisé. Cet élément remarquable est orné en partie haute de 8 panneaux sculptés de saints personnages en bas-relief, dont Sainte-Barbe et Sainte-Catherine d’Alexandrie. L’édifice a bénéficié d’importants travaux de restauration (clocher, charpente du pignon).

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Regards insolites Serez : Commune de Serez
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Généralités historiques
  • Les seigneurs du nom ne sont cités qu'au 15ème.
Architecture sacrée
  • Eglise Saint-Remi d'origine romane : portail d'entrée à vantaux 13ème/14ème ; Christ en cuivre repoussé 11ème, statues 16ème, toile 17ème.

`Nicolas Chedeville

Nicolas Chédeville

Né le 20 février 1705 à Serez (Eure) et mort le 6 août 1782 à Paris est un compositeur, hautboïste, joueur de musette et éditeur français.

Biographie

Né le plus jeune d’une famille de trois frères musiciens qui maîtrisaient en virtuose la musette (forme baroque de la cornemuse) Pierre Chédeville (1694-1725), Esprit Philippe Chédeville (1696-1762). Nicolas et Pierre se firent connaître comme éditeurs de différents ouvrages, dont Les Amusemens de Bellone de 1735, collection d’œuvres pour musette, violon, flûte et hautbois. Louis Hotteterre son oncle et parrain est facteur d’instruments à vent et joueur de musette et de hautbois à l’Orchestre de l’Opéra. À la mort de son oncle en 1732, il prend le poste dans l’orchestre royal de l’Opéra Les Grands Hautbois jusqu’en 1748. Il se marie à l’âge de 70 ans avec la fille de son valet qui auparavant servait le duc d'Orléans. Mauvais gestionnaire, il connaît des difficultés financières, ses dix maisons sont vendues à l’encan, il se sépare de sa femme et, en 1777, il reprend la charge de musicien auprès des Grands Hautbois. Il meurt 5 ans plus tard.

Nicolas Chedeville dit « le Cadet », hautboïste à la Cour de Louis XV, reprendra à son compte quelques numéros de l’opus VIII - dont le Printemps des Quatre Saisons - en enrichissant l’ensemble instrumental des timbres, combien pastoraux, de la flûte à bec et de la vielle à roue. Ces instruments pittoresques connurent, dès les années 1720, une popularité exceptionnelle. La cour de Louis XV donnera le ton, puisque la reine Marie Leszczyńska et ses filles se produiront sur leurs instruments somptueusement décorés dans le cadre de concerts privés, aux côtés des plus grands virtuoses, dont Chédeville fut l’un des chefs de file en son temps.

Œuvre

« Le joueur de musette le plus célébré de France » dit-on de lui. Ses premières compositions sont des œuvres de musette et vielle à roue : les Amusements champêtres (1729), d’autres œuvres plus abouties du genre suivront. En 1737, il se lance dans la publication de compositions personnelles inspirées du Pastor Fido de Vivaldi. Son intérêt pour la musique italienne lui permet de recevoir le privilège d’éditer des arrangements pour la musette et la vielle à roue ou la flûte de l’œuvre de 10 compositeurs italiens : Les saisons amusantes (1739) sont la résultante de ce privilège : une transcription originale des Quatre saisons de Vivaldi pour vielle et musette.

Patrimoine et tourisme local

Dernière mise à jour le 09/01/2017